Dessiner dans un monde mauvais
Exposition visible tous les jours du 31.08 au 13.09
De 14h à 21h
David Ortsman nous a quittés en 2025, subitement. Il devait exposer à SOMA. C’est ce titre qu’il avait choisi.
Dessinateur, peintre, bédéiste, auteur, vidéaste, conteur, cet artiste curieux et touche à tout, né à Paris en 1974, diplômé de l’École Nationale Supérieure d’Arts de Paris-Cergy et de l’Université Paris 1 Panthéon- Sorbonne, résident permanent de la Fondation Nationale des Arts Graphiques Plastiques à Nogent-sur- Marne (2013-2017) s’était installé à Marseille en 2017.
Inspiré par l’art brut, naïf, mexicain, médiumnique, et également la culture punk, David Ortsman aimait mélanger images et textes, collaborer avec d’autres artistes (plasticiens, musiciens, auteurs), dessiner à quatre mains, et depuis quelques années il travaillait pour la presse (Libération, Le Monde, Le Monde diplomatique). Il créait des personnages hybrides (mi-homme, mi-squelette, mi-arbre, mi-monstre, mi-robot…) dans d’étranges scènes évoluant entre vie et mort, rêves et cauchemars, souvent violentes et morbides (cannibalisme, autophagie…), mais toujours traitées de manière colorée et festive. Ses références étaient à la fois mythologiques (Icare, louve capitoline), bibliques (Adam et Eve, crucifixion, Apocalypse), historiques (chevaliers, pirates) ; les artistes qu’il aimait étaient Roland Topor, Henry Darger, Jean-Michel Basquiat, David Shrigley et les auteurs, Thomas Bernhardt, Franz Kafka, Stephen King, Max Andersson, Mark Beyer, Simon Hanselmann.
Laissant un corpus dessiné de plus de 500 pièces, une sélection thématique a été préférée pour SOMA. Au Rdc, des dessins, dessins de presse et planches de BD sont présentés ; à l’étage, des œuvres radiophoniques et vidéos. Cette exposition hommage est une invitation à se balader dans l’imaginaire de David Ortsman, à dialoguer avec lui.
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Commissaire d’exposition: Géraldine Dufournet



